Tullynakill Church – le portail de 1639

📍 Tullynakill, Down

🏛️ Site à visiter
🎟️ Tarifs
Gratuit
🅿️ Stationnement
Quelques espaces limités en bord de route près du portail du cimetière ; aucun parking aménagé.

Dernière mise à jour: 11 juillet 2026

Aperçu

Ce qui est curieux à Tullynakill, c’est que la ruine est l’ancienne église, pas la nouvelle. Un bâtiment georgien de remplacement a été construit à côté en 1825 pour accueillir 200 fidèles ; il n’a jamais attiré une grande congrégation, a été désacralisé, puis démoli en 1970. La coque des XVe–XVIe siècles qu’il était censé remplacer est toujours là, sans toit mais solide, dans un cimetière au cœur des drumlins paisibles à l’ouest du Strangford Lough. Elle se trouve au bout d’une étroite route de campagne à quelques kilomètres de la ville marchande de Comber, et elle attire les visiteurs pour les mêmes raisons que Robert Chapple a consignées un après-midi gris de 2018 – les murs, la pierre datée et une atmosphère qui dépasse largement la taille du lieu.

Une histoire en couches

Un site chrétien existe ici depuis environ le IXe siècle, mais la paroisse était à l’origine desservie depuis le monastère insulaire de Nendrum, associé à saint Mochaoi. Lorsque Nendrum a décliné, la paroisse s’est déplacée sur le continent à Tullynakill à la fin du XVe siècle, et la majeure partie de la structure encore debout date de cette époque. Le décor en pierre – le portail surtout – appartient à une reconstruction du XVIIe siècle.

La paroisse se trouve dans l’ancien baronnage de Castlereagh Lower, une région exploitée pour son calcaire rouge caractéristique. Cette pierre de Castle Espie, riche en fossiles, était transportée par bateau à travers le loch et se retrouvait dans les bâtiments tout autour du rivage, y compris la porte sud de l’église elle-même.

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Ce qu’il faut voir

La structure qui subsiste offre un aperçu limpide de l’architecture religieuse irlandaise post-médiévale :

  • La porte sud datée – taillée dans le calcaire rouge de Castle Espie et gravée de l’année 1639 (quelques archives mentionnent 1637), c’est l’élément le plus photographié du site.
  • Les fenêtres à rainures – les fenêtres conservées ont été creusées de rainures pour maintenir le verre, une pratique courante à l’époque ; la fenêtre est à deux baies est la mieux préservée.
  • La cloche – elle porte l’inscription « Roger Ford fecit anno 1733 », datant sa fonte du début du XVIIIe siècle.
  • Le cimetière – les pierres tombales remontent aux années 1660. Parmi elles se trouve la tombe de John McWilliams, tué à la bataille de Ballynahinch lors de la rébellion de 1798.

Visiter le cimetière et les ruines

L’église est sous la garde de l’État et ouverte au public, avec une entrée gratuite, bien que l’accès soit parfois restreint pour des travaux de conservation ; il vaut donc la peine de vérifier avant un déplacement spécial. Prenez votre temps. La pierre au sol devient glissante après la pluie, alors portez des chaussures robustes, et il n’y a aucune installation sur place – apportez de l’eau. Pour ceux qui retracent l’histoire de familles locales, le cimetière est une bonne ressource ; un office du patrimoine peut fournir des transcriptions des pierres tombales si vous les contactez à l’avance.

S’y rendre, à vélo ou en voiture

Le vélo est une excellente façon de venir, mais méfiez-vous du dernier tronçon. La Comber Greenway suit l’ancienne ligne de chemin de fer Belfast–Comber, elle est plate et sans circulation, mais elle se termine à Comber – les trois derniers kilomètres jusqu’à l’église se font sur des routes de campagne publiques (Ballydrain Road, puis Castle Espie, puis Tullynakill Road), le trajet n’est donc pas entièrement sans voitures. En bus, des services desservent Comber ; de là, un taxi d’environ 5 km est nécessaire. Le stationnement à l’église se limite à quelques espaces en bord de route près du portail du cimetière, sans parking aménagé, et le terrain à l’intérieur est inégal et partiellement envahi par la végétation, il n’est donc pas entièrement accessible en fauteuil roulant.

À voir à proximité

  • Nendrum Monastic Site (≈2,4 km à l’ouest-nord-ouest) – les ruines chrétiennes primitives sur Mahee Island, accessibles par la chaussée qui traverse le loch.
  • Castle Espie Wetland Centre (≈1,5 km) – une réserve de sauvagine et de zones humides avec des observatoires et des promenades guidées.
  • Comber (≈5 km) – une ville marchande avec des boutiques indépendantes, des cafés et un centre du patrimoine.

Si vous pouvez choisir votre moment, venez le dernier dimanche d’août, quand la ruine reprend brièvement vie : un service en plein air est célébré parmi les tombes une fois par an.